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Comprendre l’épigénétique

Introduction

20235880 sNous savons aujourd’hui l’importance de l’environnement sur nos gènes ; une (r)évolution est en marche dans la santé. Elle touche la santé en général, mais plus encore la santé psychique, dont la fonction, dans un système de santé global, a été sous-estimée


Épigénétique par Joël de Rosnay :

La génétique, c’est le programme du vivant. Notre programme de vie est organisé avec 15% d’ADN stable et 85% dont on disait il n’y a pas si longtemps qu’il s’agissait d’« ADN poubelle ». Les ARN, ce sont ces 85%. Maintenant, on connaît de quoi sont faits ces 85% : les ARN qui circulent et régulent en permanence le fonctionnement des gènes. Notre comportement peut agir sur le fait que tel gène va être plus exprimé, tel autre plus inhibé, tel autre ralenti. Donc les ARN, ce sont les 85% qui sont représentés dans ce qu’on nomme l’épigénétique : c’est la modulation de l’expression des gènes en fonction de nos comportements quotidiens :

  • Notre gestion du stress (le mental) ;
  • Notre alimentation et notre pratique du sport (le physique) ;
  • Notre plaisir de vie (l’environnement) ;
  • Notre réseau social et familial (le social).

Cela va définir la médecine préventive par rapport à la médecine thérapeutique. La transition dans laquelle nous sommes engagés, c’est un bouleversement, et l’on n’a encore rien vu de ce qui va se passer dans les dix prochaines années dans le domaine de la santé en général, mais aussi de la médecine, des laboratoires pharmaceutiques et des pharmacies en particulier. Un bouleversement qui se fonde sur trois aspects : scientifique, technique et humain. Ils nous conduisent à une médecine personnalisée, médecine préventive, médecine participative et médecine prédictive

Cela va modifier le « Big Pharma », les médicaments dont on ne sait plus si les effets de leur interdépendance vont causer plus de maladies qu’ils n’essaient d’en guérir

Joël de Rosnay (Sciences et Avenir, fév. 2019) : Il existe un feedback constant entre le corps et l’esprit, notamment par l’intermédiaire de neurotransmetteurs, le cerveau ne jouant pas un rôle dominateur mais coordinateur. Une interrelation montrée notamment par le neurobiologiste français Jean-Pierre Changeux. Cela nous renvoie à une conscience consciente d’elle-même. La conscience n’est pas distincte du corps, elle émerge de l’interdépendance de ses différentes fonctions, représentées par ses organes : cerveau, cœur, reins, intestins, foie… en relation avec leur environnement.

Comment l’environnement exerce-t-il un contrôle sur notre patrimoine génétique ?

Cette (r)évolution scientifique permet de valider l’influence des environnements sur l’évolution des maladies biologiques et psychiques, et aussi la modulation de l’expression des gènes par le comportement. Le comportement peut agir sur le fait que tel gène va être plus exprimé, tel autre plus inhibé, tel autre ralenti.


Il revient à chaque citoyen d’intégrer cette nouvelle donne environnementale de la santé et sa transmission aux générations futures .

  • Individuellement, chacun doit veiller à la qualité de cet environnement de proximité.
  • Collectivement, c’est à nos politiques de mettre en place les environnements utiles pour la qualité de vie de tous.

woman 2609115 1280La médecine, aujourd’hui, a tendance à oublier qu’aucun concept de prévention scientifique n’a de valeur s’il ne prend pas en compte le concept fondamental que l’homme est un être pensant, qu’il peut et qu’il doit s’approprier ce concept individuel, puis le transmettre à son environnement le plus proche. La conséquence : conscience de soi : « Je pense donc je suis.»

De fait, notre éducation à la santé du bien-être devient une urgence.

Pour être en bonne santé, il nous faut être en déséquilibre contrôlé. Ainsi, l’homéostasie ne veut pas dire « rester le même », mais rester le même tout en changeant.

La plasticité cérébrale signifie que le cerveau n’est pas un organe rigide, il peut être modifié. Le cerveau est un réseau fluide, avec une capacité d’adaptation et des stratégies à élaborer pour résoudre des problèmes

Le cerveau humain et le reste du corps constituent une entité globale (autrement dit l’organisme). L’organisme interagit avec l’environnement en tant que tout : l’interaction n’est pas le seul fait du corps, ni le seul fait du cerveau. Les processus physiologiques que nous appelons mentaux émanent de ce tout fonctionnel et structurel, et non pas seulement du cerveau. Les phénomènes mentaux ne peuvent être pleinement compris que dans l’interaction de la totalité de l’organisme avec l’environnement.

Deux expressions expriment bien le lien entre le corps et l’esprit : « être mal dans sa peau », « se faire un sang d’encre ».

La rupture entre le corps et l’esprit vient en partie de la primauté donnée à la raison par suite du travail du philosophe, physicien et mathématicien René Descartes au XVIIe siècle. Descartes pensait possible de découper des systèmes complexes comme l’être humain en éléments distincts, qu’il faut considérer et analyser séparément. D’où le dualisme âme/corps, lesquels ne sont pas pour lui de la même substance. (Lien cloisonnement)  

 

L’épigénétique, quand l’environnement a son mot à dire sur la génétique : un chercheur pourrait qualifier l’épigénétique de levier de régulation de l’expression génique en réponse à une modification environnementale.

L’étude historique montre comment l’épigénétique est toujours venue combler les insuffisances de la génétique, et l’épigénétique trouve aussi son sens par rapport à l’objectif de tout être vivant, qui est de se reproduire : à la génétique, la reproduction de la structure primaire des composants macromoléculaires ; à l’épigénétique, le reste.

L’épigénétique étudie ce que la génétique ignore.

 


 

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