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Blog de l'A.S.A.P.P.

Comprendre la Santé Mentale - L’intimité familiale

L’institution qui ne peut pas s’infiltrer et “dominer“ la sphère intime familiale a décidé de ne pas s’en occuper. Pour les enfants tous les financements se font en réduit.

Par exemple les programmes de prévention qui auraient dû être universels se contentent de financer des programmes de prévention pour les populations vulnérables, en difficultés psychosociales. Populations qui correspondent à un repérage et à un chiffrage possible et plus facile pour l’institution.

Cette prévention ciblée, même si elle est socialement utile, ne fait que renforcer la stigmatisation de la santé mentale, car elle incite monsieur tout le monde à se dire qu’il faut rencontrer des difficultés psychosociales pour s’occuper de la santé psychique familiale, et particulièrement mère-enfant, dès la grossesse.

Un enfant ça n’existe pas seul.
La souffrance psychique ne se diagnostique pas et ne se traite pas comme une maladie dans le champ somatique. Les signes sont souvent secrets et imperceptibles pour les parents. Souvent la souffrance de ces enfants est celle de ses parents, elle peut devenir aussi une préoccupation supplémentaire aux difficultés que peuvent traverser les parents. On ne peut donc jamais évaluer le problème que présente un enfant sans s’inquiéter de ce qui dans ce problème, peut blesser, toucher, ficher ou émouvoir ses proches. C’est d’abord par ses parents qu’un enfant souhaite être aidé (P. Huerre )

Financement : Dans les différents rapports que nous avons parcourus (Cour des Comptes, Irdes, Cnam, académie de médecine, Fondamental) impossible de trouver les dépenses propres à l’enfance. Alors que les maladies chroniques dans cette catégorie de la santé représentent le coût le plus important pour l’assurance maladie, loin devant les maladies cardiovasculaires et loin devant le cancer, soit 168Md ‘€ ( +ou-selon les sources et la prise en compte  du médicosocial)

Celui de la pédopsychiatrie, de l’enfant et de l’adolescent, est selon le rapport de la Cour des Comptes(2023) d’1,8Md’€

Chantal Roussy

 

 

Photo de Jessica Rockowitz sur Unsplash

Comprendre la Santé Mentale - La psychanalyse et les psychoses.

Nous ne sommes que des experts associatifs, nous sommes issus du grand public, des familles, des proches, des parents. Notre expertise a été façonnée par un militantisme de 20 ans à l’Unafam et avec l’aide de la Fnapsy. Nous n’avons pas de vocation médicale, mais des connaissances et un savoir expérimental.

Les experts

Les experts, les scientifiques, travaillent de façons de plus en plus performantes, dans des disciplines qui n’ont pas de connexion entre elles.

En résulte, une zone dangereuse pour la santé mentale. C’est un constat qui a plus de 10 ans :

Michel Hamon, docteur ès sciences, directeur honoraire de recherches de  l’Inserm : En clair, le sujet humain (de même que l’animal) est une entité particulièrement intégrée, et la médecine d’aujourd’hui ne peut plus considérer qu’elle est la somme de fonctions organiques (quasi) indépendantes, chacune étant l’affaire de spécialistes, mais elle doit l’appréhender comme un ensemble de fonctions en étroites interactions réciproques et hypercomplexes. Le cerveau, qui régit les fonctions sensorielles, motrices, cognitives, psychiques…, joue à cet égard un rôle absolument essentiel, comme organe de réception d’informations externes et internes et de commande à visées externes et internes, et son examen clinique ne peut en aucun cas se limiter à l’organe lui-même (et encore moins à ce qu’il peut en transparaître au travers d’une expression verbale), mais devrait inclure l’évaluation des grandes fonctions (cardiovasculaires, endocrines, immunitaires, métaboliques, microbiotiques), dont les perturbations sont susceptibles de générer des désordres psychiques. 

Antonio Damasio professeur de neurologie, de neuroscience et de psychologie. Il dirige l’institut du cerveau et de la créativité à l’Université de Californie a contribué à populariser cette idée : l’intelligence, la mémoire et tout ce que l’on met habituellement dans la sphère de fonctions intellectuelles supérieures est en connexion étroite avec les émotions, les passions, les pulsions. Le cortex ne peut fonctionner correctement sans le recours aux régions limbiques du cerveau, responsable des émotions.

Antonio Damasio a écrit : Il se pourrait que l’esprit humain soit d’une telle complexité qu’on ne puisse jamais complètement en rendre compte étant donné nos limitations intrinsèques. Peut-être même s’agit-il d’une entité qui ne relève pas de l’ordre de l’explicable mais de celui du mystère, car il nous faut s’efforcer de distinguer les questions pouvant légitimement être abordées par la science de celles qui ne nous seront jamais  

 En 2025 Yves Agid professeur émérite de neurologie et de biologie cellulaire : les dysfonctionnements cellulaires pour les maladies psychiatriques ne sont pas visibles lorsque l’on analyse le cerveau avec un microscope. Les cellules nerveuses ne sont pas détruites mais elles fonctionnent mal.

Les connaissances sur le cerveau sont encore limitées, d’où l’importance d’une recherche multidisciplinaire, avec son corollaire, l’éthique, afin de faire progresser la civilisation.

 

Photo de Jeff Trierweiler sur Unsplash

Le déni de l'attachement

Le bébé doit devenir un enfant sécurisé. Les principaux risques de troubles psychiques et sociétaux, viennent du manque d’attachement. Parce que l’affection donnée ne correspond pas à ce qu’il attend, parce que des troubles affectifs précoces peuvent altérer durablement le développement d’un enfant.

 Il est désormais prouvé, image cérébrale à l’appui, que les privations affectives provoquent des altérations cérébrales. (Cyrulnik et d’autres)

 On sait qu’un bébé a besoin d’au moins une figure d’attachement stable et sécurisante dans la toute petite enfance pour optimiser son potentiel de développement.  L’attachement est devenu un des principaux concepts de sécurisation du bébé et donc de ses possibilités d’épanouissement.  

 L’attachement ne se voit pas uniquement dans sa dimension individuelle. Il va prédisposer l’enfant à un développement harmonieux de sa vie sociale, facilitant la qualité de son relationnel.                                                                                                                                                                                       

Quelles autres solutions que de se former tous à une prévention psychique primaire profane ?                                    

 

Photo de Anne Nygård sur Unsplash

La Perversion du mot “Santé Mentale“

Depuis plus de 20 ans que je travaille dans la Santé Mentale, j’entends le même refrain : il faut déstigmatiser.  Sans le savoir ce sont les mêmes qui stigmatisent et qui voudraient trouver des méthodes pour déstigmatiser. Tout cela est dû aux cloisonnements qui existent dans nos pratiques médicales.

Comprendre la Santé Mentale ? L’épigénétique

 Nous le savons tous, dans le domaine de la Santé, la psychiatrie va mal : de plus en plus de demandes et de moins en moins de psychiatres et de pédopsychiatres. 

La psychiatrie va mal pourquoi ? 

Commentaires sur la psychiatrie et la neurologie

Nous avons appris que 85% de la maturation cérébrale intervenait avant 3 ans, avec 700 à 1000 nouvelles connexions par seconde. Il y a des maltraitances qui nous sont invisibles, mais subies par le bébé. Ces traumatismes psychiques doivent être rapidement repérés pour ne pas conduire à des altérations cérébrales pouvant entrainer des désorganisations pendant le développement.

YVES AGID travaille sur le cerveau des adultes. Il écrit dans l’express du 20/26 Février 2025 : on trouvera le code de la pensée….sauf si homo sapiens ne s’avère pas assez intelligent pour comprendre son propre cerveau, ce qui est une possibilité.

“L’objectif est de réduire, et si possible de supprimer la souffrance des malades en essayant de comprendre l’origine des symptômes et de s’aider si nécessaire de médicaments dont l’efficacité a été validée…mais il ne s’agit que d’un traitement des symptômes et non pas des causes de ces affections“
La découverte de nouveaux médicaments, de plus en plus efficaces pour soulager les symptômes parait possible dans les décennies à venir grâce au numérique, à l’IA. C’est une bonne chose pour la psychiatrie de l’adulte, encore que nous oubliions toujours les effets secondaires de tous ces médicaments.

Mais quid des enfants ?
Nous savons que la plupart des maladies psychiatriques résultent d’un long continuum de troubles invisibles à l’enfance.
Par manque de financement sur les recherches fondamentales à l’enfance, les maladies neurologiques ont déjà pris une place importante dans les soins de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.

Ah bon ! donc beaucoup d’entre eux sont sous Ritaline et vont y rester toute leur vie, sans que nous ayons cherché les causes de leurs symptômes ?
Donc le risque est grand aujourd’hui que les recherches sur les maladies de l’adulte essentiellement financées par les laboratoires (ce qui est leur métier) soient répercutées sur un “adulte en petit“ ce qui inconsciemment est souvent le cas aujourd’hui.

Nous avons besoin du langage et nous occultons toute la partie sensorielle et les interactions du bébé essentielles pour le développement du cerveau.

 

 

Photo de Peter Burdon sur Unsplash

Comprendre la santé mentale par l’épigénétique

L’épigénétique – une révolution ?

Nous le savons tous, dans le domaine de la Santé, la psychiatrie va mal : de plus en plus de demandes et de moins en moins de psychiatres et de pédopsychiatres.

Comprendre la Santé Mentale - Le cerveau

Sensibilisation aux possibilités incalculables de notre cerveau révélées par les neurosciences.