Facebook Logo 2023 Facebook Logo 2023 Facebook Logo 2023
Image
Image
Image
Image

Blog de l'A.S.A.P.P.

“La machine santé mentale et psychiatrie“ continue d’avancer …mais dans quelle direction ?

“La machine santé mentale et psychiatrie“ continue d’avancer …mais dans quelle direction ?

Le ministère de la santé prend en charge les soins de la psychiatrie. Leur approche, reste principalement centrée sur le traitement des troubles, priorisant ceux des adultes. Il est difficile de présenter cette politique comme une réponse globale aux enjeux de santé mentale car elle confond deux dimensions : soigner les maladies et agir en amont pour prévenir leur apparition.

Quelle place pour la parole des usagers ?

Qui mieux que les usagers pour témoigner de ses besoins en matière de santé mentale et pour contribuer à la réflexion sur la prévention ? Leur parole doit être entendue, notamment lorsqu’il s’agit de prévention primaire : celle qui vise à éviter l’apparition des troubles, et non seulement à intervenir quand ils sont déjà installés.

Qui s’occupe de la santé mentale dès le début de la vie ? La question demeure ? qui prend en charge la santé mentale dans une perspective de prévention primaire ?

L’enfance, et plus précocement encore la période périnatale, doivent occuper une place centrale dans cette réflexion. Il ne s’agit pas simplement de mieux soigner les adultes, mais bien de prêter attention aux conditions dans lesquelles se construisent les premiers liens pour développer une vie psychique sereine. Or les cloisonnements professionnels et institutionnels freinent cette approche. La machine politique semble davantage mobilisée par l’amélioration de la prise en charge des maladies existantes que par une réflexion de fond sur les moyens de prévenir leur apparition. Les besoins les plus visibles et les mieux représentés auprès du ministère risquent ainsi de laisser dans l’ombre ceux des femmes, des enfants et des familles.

Les bonnes questions sont-elles posées ?

Les responsables politiques interrogent-ils suffisamment les fondements d’une médecine dans laquelle les dimensions biologiques et psychologiques devraient être pensées ensemble ? La psychiatrie reste, à mes yeux, marquée par des modèles anciens et par une domination masculine persistante. Dans ce cadre, la santé mentale des femmes et de leurs enfants ne semble toujours pas bénéficier de la priorité qu’elle mérite. La question essentielle reste donc entière : qui porte une véritable politique de santé mentale et de prévention primaire psychique ? Qui agit en amont pour réduire le risque d’installation de troubles psychiques chroniques et de situation de handicap, plutôt que d’intervenir principalement une fois les difficultés durablement installées ?

 

 

Photo de Wiki Sinaloasur Unsplash