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Blog de l'A.S.A.P.P.

La machine “santé mentale et Psychiatrie“ continue à avancer 

La machine “santé mentale et Psychiatrie“ continue à avancer 

Le ministère de la santé a pour vocation de s’occuper des soins, donc de la médecine liée à la psychiatrie, avec comme soins dominants le soin des adultes, mais certainement pas à la santé mentale. La présentation est faussée. Qui d’autres que les usagers pour en parler

 

Qui pour s’occuper de la santé mentale ? 

Qui alors, pour s’occuper de la santé mentale ? Car nous le savons tous et les psychiatres le savent et le disent : les troubles et les maladies psychiques chroniques ont leur origine dans l’enfance et dès la périnatalité. 

Mais entre les cloisonnements professionnels et les cloisonnements institutionnels, et cette machine politique qui ne comprends pas la santé mentale et qui ne veut surtout pas avoir à y réfléchir, nous continuerons à progresser dans un système essayant d’améliorer la situation des maladies psychiques d’adulte existantes, celles qui sont représentées auprès du ministère. 

 

Les bonnes questions sont-elles posées ? 

Les politiques se posent-ils les bonnes questions sur cette médecine ou la biologie et la psychologie sont interdépendantes ? Nous restons à l’âge de pierre en psychiatrie avec la même domination masculine qu’à cette époque. Aucune priorité pour la femme et son enfant. 

 

Car qui pour s’occuper de la santé mentale et de la prévention ? comment éviter l’arrivée dans les maladies psychiques chroniques, dans le Handicap ? 

Se posent-on les bonnes questions sur le sujet de la santé mentale et de la psychiatrie ? 

 

Une délégation interministérielle : solution ou illusion ? 

il est prévu un délégué interministériel et sept postes de salariés, probablement un par ministère. Ces dispositifs institutionnels permettront-ils une désinflation des demandes en sante mentale et en psychiatrie et de meilleurs soins ? c’est un pari dangereux 

 

Domination de la psychiatrie de l’adulte 

Personne pour inverser la domination de la psychiatrie de l’adulte en moyens humains et matériels, vers une meilleure prise en compte financière, humaine mais surtout culturelle de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ? 

Les politiques ont décidé que les maladies psychiatriques d’enfant étaient neurologiques. D’où la création d’un institut dédié au cerveau de l’enfant. L’abandon progressif des recherches sur la psyché est en route. 

 

Une machine politique inflationiste 

La machine appelée faussement “ Santé mentale et Psychiatrie“ continue à avancer. Qui pour réfléchir à la prochaine délégation interministérielle ? le ministère de la santé a en charge le soin. 

Nous sommes dans un processus inflationniste ou l’institution s’imagine probablement qu’il peut y avoir une amélioration avec plus de responsables réénumérés ? plus de responsables réénumérés est-ce la bonne réponse ? 

Nous usagers nous parlons plutôt de régression ! sommes-nous toujours soignés comme des êtres pensants ? pouvons nous parler d’amélioration cognitive par nos soins ? 

Faut -il rappeler les mois d’attente pour un rendez-vous ? pour les malades chroniques qui sont suivis, il s’agit souvent un rendez-vous mensuel pour une ordonnance, sauf pour certains services universitaires. Pas de suivi thérapeutique pour le patient, un mois seul dans un isolement social total. 

 

Le rôle des aidants et la solitude des patients 

I l faut remarquer et souligner le travail exceptionnel des aidants de l’Unafam. Sans eux, la psychiatrie de l’adulte irait beaucoup plus mal. 

Mais tous les patients n’ont pas une famille aidante. Nombreux usagers sont seuls. 

De plus en plus de demandes et aucun progrès pour le recrutement des internes en psychiatrie. : un chaos général lié à une identité mal définie de la profession. 

 

Un débat faussé : absence de prise sur l’épigénétique 

D’ores et déjà le débat est faussé puisqu’il ne s’agit pas d’exercer une influence sur les facteurs majeurs épigénétiques qui pourraient nous faire avancer sur les prises en charge. 

L’épigénétique c’est quoi ? c’est la modulation de l’expression des gènes par l’environnement au sens large (contexte émotionnel, état hormonal, état nutritionnel , infections bactériennes , virales) qui peut influer sur toutes nos potentialités affectives, cognitives, motivationnelles. selon les circonstances à des étapes clés de la construction de la personnalité, tel gène sera plus exprimé et tel autre plus inhibé. le vécu dans les phases précoces du neurodéveloppement exercera une influence directe sur les capacités affectives. 

C’est l’interdépendance des facteurs biologiques et génétiques avec la psychologie, la sociologie et l’anthropologie. C’est cette interdépendance qui a tendance à disparaitre au profit des moyens de recherches essentielles sur les sciences dures par le cerveau. 

Donc il est prévu un délégué interministériel et 7 postes de salariés, probablement un par ministère. institutionnels permettront-ils une désinflation des demandes en santé mentale et en psychiatrie, et de meilleurs soins ? C’est un pari dangereux ! 

 

 

Photo de Compagnonssur Unsplash