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Blog de l'A.S.A.P.P.

Sciences dures et sciences molles

Sciences dures et sciences molles

 Notre santé psychique est en danger, car une confusion extrême s’installe de façon progressive et pérenne, autour d’une santé mentale rendant de plus en plus inexistante, mais de façon cachée, toute notre vie psychologique et donc émotionnelle.

En 2025 quels progrès pouvons-nous attendre ?  Puisque seuls les laboratoires, (ils ne font que leurs métiers) ont suffisamment de ressources pour financer la recherche sur les maladies mentales.

 En classant les choses de manière simplistes, ce que nous adorons faire, il y a les bons et les méchants, la gauche et la droite, les sciences dures et les sciences molles enseignées comme telles à l’Université, les sciences dures étant classées dans le néolibéralisme et les sciences molles dans l’opposition aux excès du libéralisme.

Et pourtant les sciences sont très compliquées, très complexes :

Les sciences dures représentent les sciences de l’exactitude (les Mathématiques) et reposent leurs théories sur la logique : Kant, Descartes et Platon.

Les sciences molles étudient ce qui peut être contesté avec des résultats qui varient. L’économie est classée dans les sciences molles et nous voyions bien qu’aucune théorie n’est totalement juste ou totalement fausse. Personne ne peut prévoir comment les marchés, avec des paramètres géopolitiques mondiaux, répondront à une théorie. Et là nous touchons vraiment aux critères imprévisibles des sciences molles.

La psychiatrie de l’adulte se désengage de plus en plus des sciences molles. Pourquoi pas : elle soigne un individu inséré socialement en souffrance, une médication souvent suffisante pour qu’il reste inséré en supprimant sa souffrance psychique. Ils ont à leurs dispositions des protocoles et des déterminants, permettant un accès aux soin simplifié médicalement.

 Mais quid pour les enfants ? la médication pour les enfants ? évidemment, mais devons-nous accepter que tous les soins ne soient pas mis en œuvre pour le guérir ? et là nous faisons intervenir les outils disponibles en sciences molles et que seuls les pédiatres et les pédopsychiatres connaissent et savent utilisés avec des méthodes différentes par enfant.   

Les avancées en neurologie sont importantes, et même s’il y a consensus pour reconnaitre que l’on soigne un enfant pour le guérir, et qu’on ne devrait pas occulter son vécu psychologique et environnemental (sciences molles), nous ne voyions que des mots, des phrases, pour se donner bonne conscience, car rien n’est fait, ou pas grand-chose et par trop peu de personnes souvent sans moyens, pour aller dans ce sens.  Seules les sciences, résultantes de bénéfices économiques, sont mises à l’honneur et pratiquées de plus en plus. (Sciences dures)  

 2030 Nous pouvons aisément prévoir le traitement de notre santé mentale en 2030.

 Les classements des maladies seront facilités par l’IA, donc l’association des psychiatres d’adultes américains programmerons un nouveau DSM. En le consultant sur votre smartphone vous identifierez vos symptômes et ceux de vos enfants et les médicaments à prendre vous seront immédiatement, non seulement conseillés mais prescrits. Il vous suffira d’aller à la pharmacie. Peut être l’IA saura t’elle conjuguée dans ces analyses les sciences dures et les sciences molles. Oui bien sûr, elle saura ! mais ses résultats seront-ils adaptés excellement ?

 

 

Photo de Vitaly Gariev sur Unsplash